embêtement


embêtement

embêtement [ ɑ̃bɛtmɑ̃ ] n. m.
• fin XVIIIe ; de embêter
Fam. Chose qui donne du souci. contrariété, fam. emmerdement, ennui, tracas. « J'ai assez d'embêtements dans ma propre vie, je ne veux pas m'appuyer ceux des autres » (Sartre).

embêtement nom masculin Familier. Ce qui donne du souci : Il doit avoir des embêtements.embêtement (synonymes) nom masculin Familier. Ce qui donne du souci
Synonymes :
- désagrément
- empoisonnement (familier)
- mécontentement

embêtement
n. m. Fam. Ennui, souci, contrariété.

⇒EMBÊTEMENT, subst. masc.
Ce qui cause du souci, du désagrément. Avoir des embêtements. Synon. désagrément, ennui. Un ami qui vient vous apprendre un petit embêtement (GONCOURT, Journal, 1857, p. 346). Nous avons eu une foule d'embêtements (RIVIÈRE, Corresp. [avec Alain-Fournier], 1909, p. 161) :
1. Je trouve très bien que les avocats, qui vivent dans les embêtements des autres, et en vivent, aient quelquefois des embêtements eux aussi.
MONTHERLANT, Demain il fera jour, 1949, II, 3, p. 725.
P. méton.
♦ État d'une personne qui a des ennuis. Synon. déplaisir, mécontentement. Le nouveau catéchisme prêché aux classes inférieures pour l'embêtement des classes supérieures (GONCOURT, Journal, 1879, p. 39).
♦ État d'une personne qui s'ennuie profondément. J'ai connu l'embêtement radical des villes d'eaux (FLAUB., Corresp., 1876, p. 341) :
2. Je suis tellement figé dans la gélatine de l'embêtement que je t'écris sans envie, fatigué de retenir la plume dans ma main (...) Je suis vide de pensées — presque de sentiments — même de sensations.
VALÉRY, Corresp. [avec G. Fourment], 1888, p. 59.
Prononc. et Orth. :[]. Durée de la voyelle radicale [/e] comme pour embêtant. Ds Ac. 1932. Étymol. et Hist. Fin XVIIIe s. « ce qui cause une contrariété » (Let. Com. St-Martin-du-Tertre, Part. Biens commun., p. 613 ds BRUNOT t. 10, p. 225, note 6); 1842, 21 mai « état de celui qui est contrarié, ennuyé » un état d'embêtement prodigieux (FLAUB., Corresp., 104). Dér. du rad. de embêter; suff. -(e)ment1. Fréq. abs. littér. :304. Fréq. rel. littér. :XIXe s. : a) 69, b) 730; XXe s. : a) 961, b) 263.

embêtement [ɑ̃bɛtmɑ̃] n. m.
ÉTYM. Fin XVIIIe; de embêter.
Familier.
1 (Un, des embêtements). Chose, circonstance qui donne du souci. Contrariété, ennui, souci, tracas. || Il a toujours des embêtements. Emmerdement (fam.).
1 (…) son besoin d'être heureuse lui faisait tirer tout le bonheur possible de ses embêtements.
Zola, l'Assommoir, t. II, p. 55.
2 J'ai assez d'embêtements dans ma propre vie, je ne veux pas m'appuyer ceux des autres.
Sartre, la P… respectueuse, I, 1.
2 (L'embêtement). Fait d'embêter (qqn, un groupe); état de qui est embêté (ennuyé ou dans l'ennui). || L'embêtement de qqn par qqn (rare). || « L'embêtement radical des villes d'eau » (Flaubert, in T. L. F.). || « Les embêtements bleuâtres du lyrisme poitrinaire » (cit. 2).

Encyclopédie Universelle. 2012.

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